Utilisation des agonistes du GLP-1 après chirurgie bariatrique : données nationales américaines
Une étude publiée dans JAMA Surgery (Kim et al., 2025) s’est penchée sur l’utilisation des analogues du GLP-1 (comme le sémaglutide ou le tirzépatide) chez plus de 112 000 patients américains opérés entre 2015 et 2023.
Résultats clés :
Environ 14 % des patients ont initié un traitement par GLP-1 après chirurgie.
L’utilisation est plus fréquente chez les femmes, les patients ayant subi une sleeve gastrectomie, et ceux atteints de diabète de type 2.
Chaque augmentation de 1 point d’IMC postopératoire est associée à une hausse de 8 % du risque d’initiation d’un GLP-1.
Le recours au traitement s’étale dans le temps : 21 % dans les 2 premières années, puis un pic entre 3 et 6 ans après l’intervention.
Conclusion : même après chirurgie bariatrique, une proportion significative de patients a recours aux GLP-1 pour gérer une reprise pondérale ou un diabète persistant. Cette évolution confirme que la combinaison chirurgie + traitements métaboliques devient une approche de plus en plus intégrée dans la prise en charge de l’obésité.