Le Mounjaro (tirzépatide) est aujourd’hui l’un des traitements les plus efficaces dans la prise en charge médicale de l’obésité et du diabète de type 2. Son action sur la faim et la satiété permet une perte de poids significative. Comme tout traitement médical, il peut cependant être associé à des effets indésirables et nécessite une prescription et un suivi spécialisés.
Comprendre les risques potentiels permet d’utiliser ce traitement de façon sécurisée et optimale.
Le Mounjaro agit sur deux hormones intestinales, le GLP-1 et le GIP, impliquées dans:
la régulation de l’appétit
la sensation de satiété
la vidange gastrique
le métabolisme du glucose
Cette action hormonale explique à la fois son efficacité et certains effets secondaires, principalement digestifs.
Les effets secondaires sont le plus souvent observés en début de traitement ou lors de l’augmentation des doses.
Les plus courants sont nausées vomissements diarrhées constipation ballonnements sensation de lourdeur gastrique.
Ces symptômes sont généralement transitoires et diminuent avec le temps, surtout lorsque l’augmentation des doses est progressive et adaptée au patient.
Les effets indésirables graves sont rares lorsqu’il est prescrit dans un cadre médical approprié.
Ils peuvent inclure déshydratation en cas de vomissements prolongés hypoglycémie, principalement chez les patients diabétiques sous autres traitements intolérance digestive persistante nécessitant l’arrêt
Certaines situations nécessitent une vigilance particulière antécédents de pancréatite troubles digestifs sévères pathologies endocriniennes spécifiques
C’est pourquoi une évaluation médicale préalable est indispensable.
À ce jour, les données disponibles montrent que le Mounjaro est globalement bien toléré lorsqu’il est utilisé conformément aux recommandations. Le principal risque à long terme n’est pas tant le médicament lui-même que une perte de masse musculaire en l’absence d’activité physique une dépendance au traitement sans travail alimentaire une reprise de poids à l’arrêt sans stratégie de relais.
D’où l’importance d’une prise en charge globale et pluridisciplinaire.
Le Mounjaro n’est pas indiqué chez tous les patients.
Il est contre-indiqué ou déconseillé dans certains cas grossesse et allaitement certaines maladies endocriniennes rares absence de suivi médical structuré.
La décision de prescription doit toujours être individualisée.
La sécurité du traitement repose sur plusieurs éléments clés une prescription par un médecin formé à la prise en charge de l’obésité une augmentation progressive des doses un suivi régulier médical et nutrition;nel une alimentation adaptée une activité physique pour préserver la masse musculaire
Au Centre de l’Obésité et de la Nutrition, le Mounjaro est intégré dans un parcours de soins personnalisé, avec une surveillance attentive et une adaptation continue du traitement.
Lorsque le Mounjaro est mal toléré ou contre-indiqué, d’autres options peuvent être envisagées autres traitements médicamenteux ballon gastrique techniques endoscopiques approche nutritionnelle renforcée.
L’objectif reste toujours le même une perte de poids efficace une sécurité maximale des résultats durables.
C’est cette stratégie qui permet de maximiser les bénéfices tout en limitant les risques.