Les chercheurs ont publié une nouvelle étude qui met en évidence que le manque de sommeil de bonne qualité qui pourrait avoir un impact sur le maintien de la perte de poids.
La stabilisation après une perte de poids par l’activité physique ou sportive, pratiquée de manière régulière, pourrait aider à améliorer la qualité du sommeil.
Des données probantes mettent en évidence qu’il existe un lien entre la mauvaise qualité de sommeil et la prise de poids amenant à l’obésité.
Les chercheurs ont analysé les données de l’étude randomisée et contrôlée par placebo S-LiTE.
Description de l’étude: 195 adultes obèses (à la suite d’une perte de poids grâce à un régime très hypocalorique pendant 8 semaines) ont été inclus dans cette étude de manière aléatoire. Ils ont suivi un régime dans l’objectif de maintien de la perte de poids pendant 1 an, avec une injection quotidienne d’un placebo (n = 49), une injection quotidienne de liraglutide (n = 49), un placebo associé à une activité physique (n = 48) ou du liraglutide associé à une activité physique (n = 49).
La durée et la qualité du sommeil ont été évaluées par accélérométrie et la qualité du sommeil a été mesurée subjectivement grâce à l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (Pittsburgh Sleep Quality Index, PSQI).
Financement : L’étude S-LiTE d’origine a été sponsorisée par la Fondation Novo Nordisk (Novo Nordisk Foundation) et d’autres organismes.
Les chercheurs ont conclu à une améliorations de la qualité du sommeil par l’efficacité du sommeil et de la durée du sommeil (P < 0,0001 pour tous) après le régime hypocalorique de huit semaines.
Pendant la période de maintien de la perte de poids, les personnes qui ont dormi moins de six heures par nuit ont observé une augmentation de 1,4 kg/m2 (P = 0,02) de leur indice de masse corporelle (IMC), par rapport à celles ayant dormi six à sept heures par nuit.
Les personnes ayant une mauvaise qualité de sommeil (score global supérieur ou égal à 5 à l’indice PSQI) ont remarqué une augmentation de 1,2 kg/m2 (P = 0,01) de leur IMC, par rapport à celles ayant un sommeil de bonne qualité (score global inférieur à 5 à l’indice PSQI).
Les personnes inclus dans un des groupes comprenant une activité physique ont observé une amélioration de leur qualité du sommeil, par rapport à celles des groupes sans activité physique (différence moyenne entre les groupes : 1,0 point au score global à l’indice PSQI ; P = 0,02).
Le traitement de liraglutide n’eu aucun effet significatif sur aucun des facteurs du sommeil, par rapport au placebo.
Limites de l’étude:
L’étude était observationnelle.
Taille d’échantillon réduite de l’étude S-LiTE.
Références
Jensen SBK et al. Short Sleep Duration is Associated with Weight Regain. Abstract PO3.26. Presented at the 2022 European Congress on Obesity (ECO) on 4 May 2022.