L’endométriose est une maladie chronique qui touche de nombreuses femmes en âge de procréer. Elle se caractérise par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, provoquant douleurs, règles abondantes et parfois infertilité. Les traitements actuels (antalgiques, hormonothérapie, chirurgie) soulagent les symptômes, mais présentent des limites.
Le sémaglutide, médicament utilisé pour le diabète de type 2 et la perte de poids, suscite un intérêt croissant pour son potentiel dans le traitement de l’endométriose. Ce GLP-1 agoniste agit en réduisant l’inflammation et en modulant certaines fonctions hormonales, ce qui pourrait limiter la croissance des lésions endométriosiques.
Bien que les recherches soient encore préliminaires, les premiers résultats laissent entrevoir une diminution des douleurs et une amélioration de la qualité de vie chez certaines patientes. D’autres études sont nécessaires pour confirmer son efficacité et sa sécurité dans ce contexte.
Le sémaglutide ouvre ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques pour l’endométriose, notamment chez les patientes souffrant également d’obésité, où la perte de poids peut aussi améliorer les symptômes. Une approche pluridisciplinaire reste essentielle pour une prise en charge personnalisée et globale.