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Que devient le poids après l’arrêt des médicaments contre l’obésité?

Une étude répond enfin

Les médicaments anti-obésité (ou AOMs – Anti-Obesity Medications) comme les agonistes du GLP-1 (semaglutide, liraglutide, tirzepatide…) ont révolutionné la prise en charge de l’obésité. Mais une question reste encore trop peu discutée : que se passe-t-il une fois ces traitements arrêtés ?

Une étude publiée en juillet 2025 dans BMC Medicine permet enfin d’y voir plus clair. Cette revue systématique et méta-analyse, incluant 143 essais randomisés contrôlés, a évalué l’évolution du poids après l’arrêt des AOMs, avec un suivi allant jusqu’à 20 semaines post-traitement.

Les grands enseignements de l’étude

Pendant le traitement :

Sans surprise, les patients sous AOMs perdent du poids de façon significative par rapport au groupe témoin.

Après l’arrêt du traitement :

  • À 4 semaines : pas de différence significative avec les témoins (WMD = –0,32 kg).
  • À 8 semaines : une reprise de poids nette est observée (+1,5 kg en moyenne).
  • À 12 semaines : la reprise continue (+1,76 kg).
  • À 20 semaines : elle atteint en moyenne +2,5 kg.

Ce phénomène concerne surtout les médicaments à base de GLP-1 (semaglutide, liraglutide, etc.), qui sont aujourd’hui les plus utilisés.

 Pourquoi cette reprise de poids ?

L’étude montre que cette reprise est plus marquée :

  • chez les patients ayant perdu beaucoup de poids pendant le traitement,
  • même lorsque les patients ont continué un accompagnement diététique et comportemental.

Cela suggère que le corps met en place des mécanismes biologiques puissants de régulation du poids, indépendants de la volonté ou du comportement du patient.

 Ce qu’il faut retenir

L’obésité est une maladie chronique, à traitement chronique. Les médicaments anti-obésité, aussi efficaces soient-ils, ne sont pas curatifs à eux seuls. Une fois arrêtés, il est fréquent que le poids remonte progressivement, même chez des patients bien encadrés.

Ce que cela change pour le suivi des patients

  • Anticiper la phase de sortie du traitement est essentiel.
  • Un suivi multidisciplinaire renforcé (nutrition, psychologie, activité physique) reste indispensable.
  • Il faut considérer les AOMs comme des traitements au long cours, au même titre que ceux du diabète ou de l’hypertension.

En résumé

L’étude rappelle une réalité que vivent de nombreux patients : le traitement de l’obésité ne s’arrête pas avec la dernière injection. Pour éviter une reprise pondérale, l’arrêt des médicaments doit toujours s’inscrire dans un projet de soins global, personnalisé et durable.

 

Au Centre de l’Obésité et de la Nutrition à La Seyne-sur-Mer, notre approche est justement conçue pour accompagner chaque patient dans la durée, en combinant traitement médicamenteux, soutien nutritionnel, activité physique adaptée et suivi psychologique.

balance par Centre Obésité
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