Le Mounjaro (tirzépatide), médicament injectable développé pour la prise en charge de l’obésité sévère et du diabète de type 2, suscite de fortes attentes. Malgré son efficacité démontrée sur la perte de poids, son remboursement par l’Assurance maladie en France reste en cours de finalisation.
À ce jour, le Mounjaro n’est pas encore remboursé par la Sécurité sociale dans aucune de ses indications, y compris l’obésité. Patients et médecins doivent donc encore prendre en charge le coût du traitement, qui peut atteindre plusieurs centaines d’euros par mois.
Cette situation persiste malgré de premiers avis favorables de la Haute Autorité de Santé (HAS) rendus depuis 2024 et confirmés en décembre 2025.
La HAS a rendu un avis favorable à la prise en charge du Mounjaro dans l’obésité sévère, mais dans un cadre très restrictif :
réservé aux adultes avec un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 35 kg/m² ;
après un échec documenté d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite (moins de 5 % de perte de poids après six mois) ;
en association à un régime hypocalorique et une augmentation de l’activité physique. (Haute Autorité de Santé)
Cet avis indique la volonté des autorités de limiter le remboursement aux cas où les mesures hygiéno-diététiques seules n’ont pas été efficaces.
Un avis favorable de la HAS est seulement l’une des étapes du parcours du médicament pour être remboursé. Ensuite, le laboratoire et le Comité économique des produits de santé (CEPS) doivent négocier un prix de vente avec l’État.
Selon des sources spécialisées, ces négociations devraient se tenir dans les mois qui viennent en 2026, sur la base de l’avis confirmé en décembre 2025. (Centre Obésité)
La conclusion de ces discussions est indispensable pour l’inscription du médicament sur la liste des spécialités remboursables, étape finale avant sa prise en charge effective.
Aucune date officielle n’a encore été communiquée pour le remboursement effectif du Mounjaro en France.
Cependant, sur la base des étapes habituelles (avis HAS → négociations CEPS → publication au Journal officiel), de nombreux spécialistes anticipent que le remboursement pourrait intervenir au cours du second semestre 2026, sous réserve de la conclusion des négociations tarifaires et des décisions administratives finales. (Centre Obésité)
Si ces étapes aboutissent, la prise en charge par l’assurance maladie ne sera pas universelle : seuls les patients répondant aux critères définis par la HAS — obésité sévère après échec des mesures hygiéno-diététiques — pourraient bénéficier du remboursement. (Haute Autorité de Santé)
L’accès restera donc conditionné à un parcours thérapeutique structuré, avec une prescription par un spécialiste et un suivi médical rigoureux.