Obésité : construire un parcours de soins à vie
Objectif : personnaliser, anticiper et accompagner
La HAS insiste sur l’importance :
- d’une prévention active dès le surpoids,
- d’un accompagnement personnalisé centré sur le patient,
- et d’une coordination fluide entre professionnels.
- En France, 17 % des adultes et 4 % des enfants sont concernés par l’obésité.
Le suivi à vie : une priorité trop souvent négligée
- Seulement 50 % des patients bénéficient encore d’un suivi deux ans après une chirurgie bariatrique, et bien moins à 5, 10, 15 ans.
- Pourtant, le suivi à vie est essentiel pour maintenir :
- les bénéfices de santé,
- les changements durables de mode de vie,
- la prévention des rechutes et des complications.
La méthode des 4D proposée par la HAS
- Dépister – Diagnostiquer – Discuter – Décider ensemble.
- Un cadre simple, mais puissant pour :
- éviter les ruptures de parcours,
- renforcer l’adhésion thérapeutique,
- et replacer le médecin traitant au cœur de la coordination.
Une approche collective, avec et pour le patient
- La prise en charge doit être co-construite en intégrant :
- les professionnels de proximité (diététicien, psychologue, éducateur APA, etc.),
- les centres spécialisés en obésité (CSO) en cas de besoin,
- et des patients ressources dans des ateliers d’éducation thérapeutique.
Et aussi : attention aux facteurs psychosociaux
- Un accompagnement psychologique, voire psychiatrique, peut être essentiel.
- Les situations de précarité, notamment chez les femmes, exposent davantage à l’obésité.
- Une attention particulière doit leur être portée.
Conclusion
- Ces recommandations renforcent notre conviction : le suivi de l’obésité ne peut être qu’individuel, pluriprofessionnel et durable.
- Co-construire avec le patient, c’est lui redonner les clés de son parcours de santé.