La reprise de poids après l’arrêt des injections de Mounjaro (tirzépatide) est une question centrale et légitime. La réponse doit être claire, honnête et médicale.
La reprise de poids peut commencer dans les semaines à mois qui suivent l’arrêt du traitement, mais son importance et sa rapidité varient fortement d’un patient à l’autre.
En moyenne, les données cliniques et l’expérience de terrain montrent que
une reprise pondérale peut débuter entre 2 et 6 mois après l’arrêt une partie du poids perdu est souvent reprise dans l’année qui suit la reprise n’est ni systématique ni totale.
Le facteur déterminant n’est pas le médicament lui-même, mais ce qui a été mis en place pendant le traitement.
Mounjaro agit principalement en diminuant l’appétit augmentant la satiété modifiant la relation à la nourriture.
Lorsque les injections sont arrêtées les signaux de faim réapparaissent progressivement la sensation de satiété diminue les anciennes habitudes peuvent revenir.
L’obésité étant une maladie chronique, l’arrêt brutal d’un traitement sans relais expose logiquement à une reprise de poids, comme pour toute maladie chronique mal suivie.
Non. Il existe trois profils principaux.
Certains patients reprennent rapidement du poids souvent en l’absence de suivi nutritionnel lorsque le traitement a été vécu comme une solution unique.
D’autres reprennent partiellement avec une stabilisation à un poids inférieur au poids initial.
Enfin, certains patients maintiennent la perte de poids lorsqu’un vrai travail alimentaire, comportemental et physique a été réalisé pendant le traitement.
Cela montre que le Mounjaro est un outil, pas une solution isolée.
La prévention commence avant même l’arrêt du traitement. Les éléments clés sont un sevrage progressif et médicalement encadré un suivi diététique structuré une activité physique régulière et adaptée un travail sur le comportement alimentaire un accompagnement motivationnel.
Dans certains cas, un relais thérapeutique peut être proposé ballon gastrique endoscopie bariatrique autre stratégie médicale personnalisée.
Pas nécessairement, mais il doit être intégré dans une stratégie à long terme.Chez certains patients, un traitement prolongé est pertinent chez d’autres, il sert de tremplin pour initier un changement durable l’arrêt sans accompagnement expose clairement à l’échec.
La question n’est donc pas la durée du traitement, mais la qualité de la prise en charge globale.